Management des Situations Extrêmes


                                           Responsable : Pascal LIEVRE

Résumé
Un manager est confronté à une situation extrême de gestion lorsqu'il est amené à piloter "une action collective prenant la forme d'un projet, intensif en connaissance, dans un contexte évolutif, incertain et risqué" (Lièvre, 2010). L'émergence d'une économie de l'innovation fondée sur la connaissance (Cohendet, 2005, Foray, 2009) amene les managers à être tous confrontés à des situations extrêmes de gestion. Nous explorons différentes pistes pour dégager des régles de gestion propres à ce type de classe de situation.  Nous travaillons aussi bien sur des situations extrêmes de gestion voulues que subies, sur des situations extrêmes qui sont des situations d’urgence et/ou de crise.

Positionnement théorique
L'émergence dés les années 90 d'une économie fondée sur la connaissance (Foray, 2004, Cohendet, 2005) met en avant de nouvelles règles du jeu concurrentiel dont la base n’est plus le prix ou la qualité mais l'innovation (Baumol, 2004). Il y a une convergence de travaux pour signifier que ce nouveau contexte économique provoque une révolution managériale d’une ampleur comparable au fordisme des années 50 et au toyotisme des années 80. Selon les auteurs, les organisations sont soumises à un régime d’innovation intensive, à l’innovation ordinaire, à générer des projets en continu, à la nécessité de construire des spirales de connaissance créatrice, des organisations apprenantes-innovantes intensives en connaissance. C’est l’émergence de la cité par projet, d’un capitalisme entrepreneurial créatif, d’une économie de la singularité, d’une économie de la conception, qui prend forme progressivement. Cette transformation affecte l’ensemble des entreprises quelles que soient leurs secteurs ou leurs tailles (Nonaka, Takeuchi, 1995 ; Martinet, 2000 ; Hatchuel, Weill, 2002 ; Alter, 2004 ; Cohendet 2005 ; Marchesnay, 2005 ; Brechet & Desreumeaux, 2006 ; Midler, 2008 ; Foray, 2009), mais aussi les territoires (Crevoisier, 2009).

Ainsi le pilotage des organisations apparait comme de plus en plus relevant d’une logique de mise en œuvre de projet innovant, intensif en connaissance, dans un contexte flou, volatile, ambigüe, des contextes organisationnels « pluralistes » au sens d’Anne Langley et Linda Rouleau  2009). Les managers sont confrontés à ce que nous nommons, d’une manière générique, des Situations Extrêmes de Gestion, c'est-à-dire des situations de gestion au sens de Girin (1990) immergées dans un contexte que nous pouvons caractériser comme évolutif, incertain et risqué (Lièvre, 2005) : évolutif parce qu’il y a toujours une rupture entre un avant et un après (Rivolier, 1998), il est possible de distinguer des phases, des étapes ; incertain parce qu’on admet l’émergence éventuelle du radicalement nouveau (Orléans, 1986) qui implique un « imprévisible possible » au sens de Le Moigne (1990), risqué parce la possibilité qu’un évènement non souhaité survienne ne peut pas être écartée et que celui-ci cause des dommages plus ou moins importants à l’organisation. Mais ces risques ne sont pas toujours mesurables. Le risque cela peut être aussi de ne pas atteindre l’objectif désigné et que cet objectif représente un enjeu « essentiel » pour un acteur ou le collectif. Nous proposons d’explorer différents pistes pour tenter de décliner les règles de ce nouveau jeu organisationnel.

Les « managers » n'ont pas attendu le XXIème siècle pour être confronté à ce type de situation. On peut considérer le démarrage d'une activité entrepreneuriale, la mise en œuvre d'un nouveau « process» de production dans une entreprise ou plus largement l'introduction de toute innovation dans une organisation comme une situation extrême de gestion. Mais cela peut être aussi des opérations plus classiques mais « complexes » comme une opération de recrutement d'un technicien ou d'un cadre à forts enjeux au sein d'une entreprise ou encore une négociation délicate avec un client « gros compte » comme relevant de ce type de situation. Certains secteurs d’activités économiques peuvent aussi à un moment donné être soumis à un environnement fortement évolutif, incertain et risqué sur le plan économique et relever de ce type de situation. C’est le cas actuellement de l’industrie automobile et de l’agriculture, par exemple. Il existe aussi des organisations dont l'exploitation présente des risques vitaux (centrale nucléaire, industrie chimique, transport aérien...) et des actions collectives qui ont un caractère extrême où la vie est en tension : expédition en haute-montagne, engagement des forces militaires, opération des services secours incendie, expédition polaire... Enfin ces situations peuvent apparaitre aussi sur des territoires « fragiles », principalement les zones rurales à l’écart des grands pôles d’emploi urbain. Toutes ces situations appartiennent à la même classe de situation de gestion que nous qualifions d'extrême et qui constitue de fait un "genre" en matière de management. Nous travaillons aussi bien sur des situations extrêmes de gestion voulues que subies, sur des situations extrêmes qui sont des situations d’urgence et/ou de crise.

Notre programme est centré sur les pratiques des acteurs en situation dans la lignée du « Practice Turn » en sciences sociales initié par les travaux de Bourdieu (1973) ou de Latour (1979), du courant « Strategy as Practice » (Jarzabkowski, 2005 ; Denis, Langley, Rouleau, 2007) et des travaux autour de ce qu’on appelle aussi le paradigme de l’activité (Teulier, Lorino, 2005). Nous nous intéressons « à ce que font les acteurs en situation singulière et comment ils le font » dans une perspective d’une épistémologie de la pratique au sens de Schön où l’action collective est toujours considérée comme une énigme au sens d’Hatchuel (2000) ayant ses propres critères de rationalités. Ainsi nous essayons d’approcher ce que Karl Weick appelle le déploiement de la vie organisationnelle au plus prés des rationalités endogènes à l’action.

Positionnement épistémologique
Sur le plan épistémologique, nous nous reconnaissons dans les nouvelles fondations des sciences de gestion proposées par David et alii (2000) en prolongement des travaux issus du paradigme de complexité (Morin, Le Moigne, Martinet). Nous considérons les sciences de gestion à la fois comme des sciences de l’artificiel au sens de Simon et donc comme des sciences ayant pour finalité l’action, mais aussi comme des science sociales c'est-à-dire pouvant s’appuyer sur l’ensemble des sciences sociales : sociologie, psychologie, anthropologie… et non pas exclusivement la science économique. La spécificité des sciences de gestion tient dans la nature explicite du rapport qu’elle établit entre la connaissance et l’action comme le rappelle David (2002) qui ne peut être de l’ordre de la disjonction. Ainsi il est possible de considérer les sciences de gestion comme des sciences finalisées plutôt que des sciences appliquées : (économie appliquée, sociologie appliquée, psychologie appliquée…) à la fois rigoureuses scientifiquement mais aussi délibérément actionnable (David et alii, 2002 ; Avenier, Schmitt, 2007, Teulier, Lorino, 2007 ; Martinet, 2009). De fait la question de l’application des sciences est un problème fondamental pour la discipline (Girin) ce qui explique le rôle joué par le pragmatisme américain (Dewey, James, Peirce…) dans le renouvellement du positionnement des sciences de gestion. Dans cette perspective, les sciences de gestion reconnaissent une épistémologie de la pratique au sens de Schön (1982) à distinguer et articuler avec une épistémologie rationaliste du savoir accumulé au sens de Cook et Brown (1999). L’objet des sciences de gestion devient une grammaire générique de l’action collective dans une perspective de prescription (David et alii, 2000). Ce programme se retrouve dans le courant interactionniste de l’école de Chicago (Mead, Strauss, Becker) et recoupe pour une part les travaux contemporains du programme de la sociologie de l’action (Quéré, Ogien, 2005) mais comme nous venons de le préciser sous un angle différent. Sur le plan épistémologique, les sciences de gestion participent d’un pluralisme et d’une ouverture qui les amènent à faire se cotoyer des travaux allant du paradigme positiviste au paradigme constructiviste radical (Avenier, 2010), sur le plan méthodologique des démarches hypothético-déductives à des démarches abductivo-conjecturelles à caractère ingéniériques et ancrées, des travaux économétriques avec des travaux anthropologiques (Thietard, 1999 ; David et alii 2000 ; Giordano, 2002 ; Becker, 2002 ; Gavard-Perret, Gotteland, Haon, Jolibert, 2008). Mais quelles que soient les options prises, il s’agit a) de reconnaitre le rôle joué par ces questions épistémologiques au sein même de la pratique de la recherche (Piaget, 1968), b) d’identifier les présupposés paradigmatiques de nos travaux et les énoncer, c) d’expliciter clairement le cheminement poursuivi en fonction du projet de recherche. Ainsi, comme l’exprimait Bachelard (1960) d’une part la méthode scientifique ne peut être qu’un discours de circonstances, et d’autre part ne devons nous pas considérer la psychologie de l’esprit scientifique comme « simplement » une méthodologie consciente.

Chercheurs : Alexandre Asselineau (Groupe ESC Clermont), Emilie Bargues (Groupe ESC), Marina Bourgain (Groupe ESC), Pascal Brassier (Groupe ESC Clermont), Anne Cromarias (Groupe ESC Clermont), Arnaud Gorgeon (Groupe ESC Clermont), Dieter Hillairet (Clermont Université, UBP), David Marker (Groupe ESC Clermont), Marc Lecoutre (Groupe ESC Clermont), Pascal Lièvre (Clermont Université, Groupe ESC Clermont), Renaud Muller (UBP), Lynda Saoudi (Groupe ESC Clermont), Philippe Trouvé (Groupe ESC Clermont), Bertrand Valiorgues (Groupe ESC Clermont)

Doctorants : Marylène Audran (Université Lyon II & Clermont Université), Emmanuel Bonnet (Clermont Université, Crea, Salons de Provence), Nisrine Fihel (Clermont Université), Nabil Ait Taleb (Clermont Université, Université d’Alger), Brigitte Nivet (Groupe ESC)

Chercheurs associés : Monique Aubry (ESG-UQAM, Montréal), Marie José Avenier (Cerag), Marina Bourgain (Groupe ESC Clermont), Isabelle Bouty (Parix X, CEROS), Jean-Claude Casalegno (Groupe ESC Clermont), Véronique Chanut (Paris II), Fabien Coutarel (UBP, PAEDI), Inès de La Ville (Université de Poitiers), Anais Gautier (CRET-LOG), Gilles Garel (CNAM & X), Frédéric Gautier (Paris X), Yvonne Giordano (RODIGE, Sophia Antipolis), Cécile Gode-Sanchez (Crea, Salon de provence), Carole Godard (Paris X, CEROS), Philippe Geslin (HES Arc, Neuchatel, Suisse), Markus Hallgreen (Umea, Suède), Sylvie Lardon (Metafort), Jean Louis Magakian (ESC St-Etienne), Jean-Bernard Marsat (Metafort), Jean Nizet (Université Catholique de Louvain La Neuve) Géraldine Rix-Lièvre (UBP, PAEDI), François Pichault (HEC, Liège), Michel Récopé (UBP, PAEDI), Christophe Schmitt (CEREFIGE, Nancy), Laurent Trognon (Metafort).

Terrain de recherche : Expédition Polaire, Services Secours Incendie, Armée de l’Air, Quechua, Marque de Sport, Secteur du Vin, Négociation Complexe, Expédition en Haute-Montagne, Territoire Fragile

Discipline : Gestion des Ressources Humaines, Stratégie, Théorie des organisations, Logistique, Système d’information, Management des connaissances, Management Public

Thématique : Management de projet, Management de l’innovation, Management des réseaux sociaux, Management des connaissances, Management de l’apprentissage organisationnel, Logistique et mise en œuvre, Management des territoires « fragiles »

Programme en cours par ordre d’ancienneté

Programme « Mobilisation d’un Réseau Social en Situation Extrême » (2006-2012) : Marc Lecoutre, Pascal Lièvre, David Marker : 8 conférences internationales, 2 articles académiques, organisation d’un colloque avec Ronald Burt, un cahier de recherche dans la revue Management et Avenir, un papier à EGOS Lisbonne (Portugal, 2010), ISA Goteborg (Suede 2010), projet d’un article pour la revue Organization Studies et conférences AOM, EGOS.

Programme « Investigation de l’Action Collective en Situation » (2006-2012) : Pascal Lièvre, Géraldine Rix-Lièvre. L’objet de ce programme est de proposer une nouvelle classe de méthodologie qualitative délibérément centrée, non sur ce que les acteurs disent qu’ils font, mais sur ce qu’ils font. Ce programme a fait l'objet de nombreuses contributions dans des colloques internationaux depuis 2004 et de nombreux articles : Rix G., Lievre P., 2008, “Towards a codification of practical knowledge”, Knowledge Management: Research and Practice, 6, 225-232 ; Lièvre P., Rix G., 2009, « Mode d’interprétation des matériaux issus d’un observatoire de l’organisant », Revue Internationale de Psychosociologie, Volume XV, n°35, Eté, p.161-178 ; Rix-Lievre G., Lievre P., 2009, “Self-Confrontation Method”, Encyclopedia Of Case Study Research, SAGE Publication, dir. A J Mills, G.Durepos, E Wieben ; Lievre P., Rix-Lievre G, 2009, “Codifying Social Practices”, Encyclopedia Of Case Study Research, SAGE Publication, dir. A J Mills, G.Durepos, E Wiebe ;Rix-Lièvre G., Lièvre P., 2010, “An innovative observatory of project of polar expeditions: the organizing’s question”, Project Management Journal, Special Issue, 41(3), Project Management in Extreme Environnement.

Programme « Management des Connaissances » (2008-2011) en collaboration avec Jean Louis Ermine Institut Management Telecom, Paris, Claude Guittard, BETA UMR CNRS, Université Strasbourg, Pascal Lièvre (CRCGM), Claude Paraponaris, IREGE, Université de Savoie. Organisation de la Conférence Gecso en mai 2011 Clermont Université et Groupe ESC Clermont avec la participation de Marc Lecoutre, Arnaud Gorgeon, Marina Bourgain, Philippe Trouvé, Brigitte Nivet, Emmanuel Bonnet. Une communauté francophone de recherche pluridisciplinaire (de l’informatique à la psychologie en passant par le management) autour du Management des Connaissances : 2008 ESC Troyes, 2009 EM Bordeaux, 2010 BETA EM Strasbourg, Université de Strasbourg, 2011 CRCGM Groupe ESC Clermont.

Programme « Utopie et Exploration » (2008-2012) Philippe Trouvé, Jean-Claude Casalegno, Pascal Lièvre. La question vive de l’exploration au sein de l’entreprise remet au centre des préoccupations managériales la question de l’utopie. C’est l’occasion de revisiter les utopistes. Ainsi les recherches en cours tiennent les deux bouts de la chaîne : l’investigation historique ; la veille et la réalisation de monographies d’expériences contemporaines sur les modes de management non conformistes et les innovations sociales. Elles devraient donner lieu en 2011 à la rédaction d’un Cahier de recherche collectif du Groupe ESC Clermont sur les innovations sociales (E. Bargues, B. Nivet, M. Bourgain, Ph. Trouvé) et surtout, bénéficier d’une relance inespérée à partir d’un colloque co-organisé le 18 novembre 2010 par Philolab, l’Institut de l’entreprise et la revue Sciences humaines, dans le cadre de la journée mondiale de la philosophie sous l’égide de l’UNESCO autour du thème « Manager autrement : entre utopies et réalités ».

Programme « Innovation et Marque » (2008-2012) : Dieter Hillairet en collaboration avec Patrick Bouchet (Université de Bourgogne). L’objet de ce programme est d’une part la compréhension des mécanismes (stratégies, comportements…) d’un type spécifique de marque, les marques de sport, et d’autre part, l’analyse de l’émergence de l’innovation descendante et ascendante dans les PME. Publication d’un ouvrage (avec P. Bouchet) aux Editions EMS pour 2012. Ce programme a fait l’objet de la publication de deux ouvrages (Economica ; De Boeke) et de diverses contributions.

Projet Blanc ANR « Darwin » « Management de l’Equipe Projet en Situation d’Incertitude » (2009-2012) sous la responsabilité de Geneviève Musca (Paris X) avec Yvonne Giordano (Rodige, Sophia Antipolis), Pascal Lièvre, Marie Perez (Paris X), Linda Rouleau (HEC Montréal).

Programme « Gestion de projet et expédition polaire » (2009-2012) en collaboration avec la chaire de management de projet de Brian Hobbes à l’Ecole Supérieure de Gestion à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) sous la responsabilité de Monique Aubry, ESG-UQAM, Canada, et Pascal Lièvre CRCGM) avec Markus Hallgreen (Ulmea Suéde), Gilles Garel ( CNAM, X), Thierry Pic & Tessa Melkonian (EM Lyon), Cécile Godé-Sanchez (Crea, Armée de l’air, Salons de Provence), Frédéric Gautier (Clermont Université), Marc Lecoutre (Groupe ESC Clermont), Géraldine Rix-Lièvre (Clermont Université)… Différentes contributions dans des colloques internationaux, organisation d’un colloque en 2009 à Montréal, un numéro spécial de la revue Project Management Journal en 2010, un ouvrage aux Presses Universitaires du Québec en 2011.

Programme « Coopération en Situation Extrême » (2009-2011) avec François Pichault, HEC Liège, Jean Nizet Université Catholique Louvain La Neuve, Cécile Godé-Sanchez, Centre de recherche de l’armée de l’air (Salons de Provence), Isabelle Bouty, Carole Godard (Université Paris X Ceros), Pascal Lièvre (CRCGM) : une communication à EGOS Lisbonne, un papier soumis à European Management Journal, un cahier spécial Management et Avenir à paraître en 2011.

Programme « Management des Situations Extrêmes et Territoires » (2009-2012) : ce programme se décompose en deux opérations de recherche l’une : « Projet et Territoire » (2009-2012) en collaboration avec l’UMR Métafort (Jean Bernard Marsat, Sylvie Lardon, Laurent Trognon, Catherine Macombe) et Bertrand Valliorgues, Marc Lecoutre, Pascal Lièvre, Véronique Chanut. Workshop en 2009 avec un cahier de recherche à paraître en 2010 sous la direction de Pascal Lièvre et Jean Bernard Marsat, et l’autre (2009-2012) « Stratégies entrepreneuriales et territoire « vide » (2009-2012) Anne Cromarias, Alexandre Asselineau mobilisent l’approche par les ressources pour proposer des stratégies entrepreneuriales dans ce type de contexte. Ses travaux ont fait l’objet de plusieurs contributions (Atelier AIMS de Lyon en 2009 ; Conférence AIMS à Luxembourg en juin 2010) et à la parution d’un article (Revue Management & Avenir, juin 2010).

Programme « Activité Entrepreneuriale » (2010-2012) sous la responsabilité de Christophe Schmitt CEREFIGE, Université de Nany, et Pascal Lièvre (CRCGM) avec Michel Marchesnay, Philippe Trouvé, Fabien Coutarel, Jean Louis Magakian, Marc Lecoutre, Pascal Lièvre, Emilie Bargues, Brigitte Nivet, Marina Bourgain, Bertrand Valliorgues, Frank Jansen, Sophie Bacq…. Workshop 2010 à Clermont avec un ouvrage à paraitre aux Presses Universitaires de Nancy, un workshop en mai 2011 à Agadir à l’Ecole Polytechnique avec un numéro spécial de la revue Internationale PME.

Programme « Routines Organisationnelles et Situation Extrême » (2010 – 2012) Arnaud Gorgeon et Pascal Lièvre. La question de l’émergence d’une routine organisationnelle lors de l’expédition : les piétons du Grand Nord. Papier à AIMS 2011, AOM 2012.

Programme « les rôles d’interface dans l’organisation : la négociation et les réseaux comme outils de gestion des situations complexes » : (2009-2012) Pascal Brassier, avec Marc Lecoutre (négociation et réseaux sociaux), Cécilia Brassier-Rodrigues (management des PME, communication et réseaux sociaux), Martine Brasseur (CEDAG, évaluation des compétences managériales et commerciales), etc. La question des rôles des managers et des négociateurs dans les situations complexes et à forts enjeux pour leurs organisations.

Programme « Retour d’expérience » 2010-2012 : Nous étudions le caractère « émergent » et « obligatoire » du retour d’expérience dans le fonctionnement d’une organisation à risque, les différentes formes prises par cette boucle de rétroaction dans une action collective en fonction des finalités assignées, et mais aussi son caractère pragmatique au sens de James : Anaïs Gautier, Cécile Gode-Sanchez, Pascal Lièvre.

• Programme « Emergence d'une Innovation Organisationnelle Radicale : Une Nouvelle Technique de Progression en Himalaya "
Nous démarrons un programme de recherche en collaboration avec des guides de haute-montagne (Paulo Grobel, François Damilano) spécialiste de l'Himalaya, nous travaillons avec eux la question de l'émergence d'une innovation radicale à partir de leurs expériences actuelles en la matière. Ils développent depuis plusieurs années une nouvelle technique de progression en Himalaya : la technique de l'escargot qui est en rupture avec les pratiques habituelles. Cette technique trouve des échos dans les cadres de l’action des expéditions polaires dans le style exploration-découverte. Nous identifions les possibilités d’échange entre ces deux techniques. En premier lieu nous travaillons sur les attentes des expéditeurs vis-à-vis de la montagne de façon à repérer les profils de voyageurs les plus à même à se retrouver dans cette nouvelle approche de la haute-montagne.




ISDM n°40 - 3ème Conférence francophone « Gestion des connaissances, Société & Organisations » (GECSO 2010) : (à télécharger en 3 parties)

      Partie nº1
      Partie nº2
      Partie nº3