Gouvernance, information et organisation responsable


                              Responsable : Sylvain MARSAT


Le cœur de cette thématique s’articule autour du lien bivalent de pouvoir et d’information qui relie la gouvernance d’entreprise à ses actionnaires et son environnement au sens plus large.

― Gouvernance et performance des entreprises socialement responsables

Les mécanismes de gouvernance ne sont pas sans influence sur les dirigeants d’entreprises. Ceux-ci se doivent aujourd’hui de dépasser la simple maximisation du gain pour les actionnaires pour prendre en compte des considérations environnementales et sociales, les actionnaires eux-mêmes intégrant ces facteurs dans leur propre fonction d’utilité. Cet axe de recherche traite de l’influence de ces mécanismes de gouvernance sur les décisions du dirigeant (e.g. les décisions comptables) et sur la performance de l’entreprise.

Si les dirigeants doivent aujourd’hui satisfaire à des exigences de responsabilité sociale, ils ont un levier d’action à travers la divulgation des informations financières qu’ils transmettent aux parties prenantes. Ces informations peuvent concerner les résultats financiers de l’entreprise, les actions en matière environnementale (réduction des émissions, politiques de recyclage…), et sociale (respect de la diversité, sécurité du personnel…). Ainsi, les travaux de notre équipe portent sur l’impact de cette information financière sur les investisseurs. Les principales questions de recherche étudiées sont les suivantes :
• l’actionnariat salarié a-t-elle une influence sur la performance et les mécanismes de gouvernance ?
• comment construire une entreprise socialement responsable ?
• quel est le lien entre performance économique et sociale des entreprises ?
• la structure de l’actionnariat a-t-elle une influence sur la gestion du résultat par les dirigeants ?
 

― Communication financière et valorisation des actions marketing

Même si, la relation entre les actions marketing et la performance financière est établie empiriquement (voir par exemple la synthèse de Srinivasan et Hanssens, 2009), la nature et les modalités de ce lien font encore en débat aujourd’hui. Les actions marketing contribuent souvent à des actifs incorporels tels que le capital de marque ou le capital client. Lev (2004) souligne que les marketers doivent proposer une meilleure information concernant à la fois leurs « intangibles » (e.g., les investissements pour construire des marques fortes, pour innover en matière de produits et services…) et les bénéfices qui en résultent. Ces informations doivent être communiquées au marché financier pour améliorer l’appréciation de la performance de l’entreprise par les investisseurs. Cette communication peut se faire selon deux modalités : soit par une valorisation des actions marketing via le contrôle de gestion, soit par la fourniture de données brutes concernant les actions marketing. C’est pourquoi le projet de recherche proposé ici considère la nature de l’information brute concernant les actions marketing, à même de produire de la valeur ainsi que la forme que peut prendre cette information.